solen athana

Qui suis-je ?

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  1. 01 Le nom

    Je m'appelle Solen Athanassopoulos. Vingt-cinq ans. Née à Paris, aujourd'hui basée à Valence, en Espagne.

    Mon nom est grec, ma peau est congolaise, ma langue est française. Je n'ai jamais eu à choisir entre les trois — c'est peut-être là que tout a commencé.

  2. 02 Le moteur

    Créer avec intention. Pas juste pour faire joli.

    J'aime quand un projet a une âme — quand on sent qu'il a été traversé par quelqu'un. Le reste, la technique, la finition, le rendu, vient après. Toujours après.

  3. 03 Le corps

    J'ai commencé par la danse hip-hop, au lycée, en option. Puis les battles, ce moment où il n'y a plus de chorégraphie, plus de filet, juste le corps qui répond en direct.

    À dix-huit ans je fonde la compagnie Moakosso. Le freestyle y reste la matière première : j'écris à partir de ce qui surgit, jamais l'inverse. Deux pièces sont nées de là — FormLessNess, puis KnowNess, qui creuse la question des héritages et des mouvements premiers.

  4. 04 Les mains

    En parallèle, je dessine. Je filme. Je peins des branches sur des dos. Je construis des sites pour d'autres artistes et d'autres compagnies.

    On m'a souvent dit que c'était trop, que je me dispersais. Je crois l'inverse : la scénographie m'a appris le cadrage, le cadrage m'a appris la mise en page, la mise en page m'a appris le rythme, et le rythme m'a ramenée à la danse.

  5. 05 Le fil

    Mémoire, identité, héritages. Ces trois mots reviennent dans tout ce que je fais, quelle que soit la discipline.

    La Grèce et le Congo ne sont pas des décors dans mon travail. Ce sont des endroits où je suis allée chercher quelque chose, et d'où je suis revenue avec des gestes que je ne savais pas que j'avais.

  6. 06 La surface

    Je suis introvertie et je monte sur scène. Discrète et très bavarde. Je garde beaucoup pour moi, et puis je peins une plante entière sur ma colonne vertébrale pour qu'on la voie.

    Ce site fonctionne pareil. En surface, c'est calme. Il y a des choses cachées un peu partout. À vous de regarder.

Les coulisses

Si vous êtes descendu jusqu'ici, la suite se passe ailleurs.

Deux fois par mois, j'ouvre l'atelier : ce que je cherche, ce qui rate, ce qui tient debout.

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